Réinventons Liège

Le Babibar est heureux de rejoindre l’élan collectif et créatif pour une ville réinventée !
Dans le cadre du projet de ville participatif « Réinventons Liège » nous avons rentré en mai 2017 un projet en faveur d’une ville amie des bébés (et de leurs parents !)

Dans la mesure où 25% seulement des enfants entre 0 et 3 ans ont la possibilité d’occuper une place en crèche, il nous semble essentiel de penser AUSSI la ville pour les 75% restants et leurs parents, et en particulier pour les familles les plus vulnérables d’entre elles, là où naître parents renforce encore l’isolement social, la précarité financière, la fragilité émotionnelle.

A l’heure d’une consultation populaire, rendre audible la voix de tous les publics se révèle un enjeu plus prégnant que de coutume : travailler à rendre la ville plus amie des bébés, et donc plus amie des futurs et jeunes parents, c’est aussi rester connecté à un potentiel citoyen et innovant utile et nécessaire au débat, à la cohésion sociale, et à la santé future de Liège, afin qu’elle reste « bonne vivante ».

Depuis trois ans, le Babibar travaille, à travers un projet citoyen et participatif, et à toute petite échelle, à rendre aux parents la vi(ll)e plus souriante :-). Nous avons déjà pu démontrer l’immense et vital besoin pour les futurs et jeunes parents de pouvoir compter avec un lieu, un simple espace, au cœur de la ville (pour son accessibilité par les transports en commun de tous les quartiers périphériques), adapté à leurs tout-petits, et où se (re)trouver, se parler, d’égal à égal, de parent à parent.

Un lieu sans tabou, sans dogme (celui de la maternité heureuse, ou du coût de l’enfant, ou…), où le parent solutionne autant que questionne, et veille à sa santé physique et mentale, pour retrouver la compétence, la confiance, et la force d’alimenter la relation parent-enfant.
Un lieu solidaire, qui se nourrit d’énergie verte, de transition, parce que l’idée de la parentalité durable est une réponse digne, honnête et constructive à l’angoisse grandissante du lendemain dans les milieux en voie de paupérisation et les plus précaires, et apte à absorber ne fût-ce qu’une première partie des difficultés matérielles.

Un lieu qui ré-humanise l’aventure parentale, nous dit-on, et qui à travers sa mixité sociale, culturelle et générationnelle, aide avant tout le parent à être en lien, pour redevenir acteur de son présent comme de son avenir.

Et enfin un lieu d’ouverture sur/à la ville, qui jette des ponts, vers les pouvoirs publics, le secteur psycho-médico-social, les relais sociaux, le secteur culturel et artistique, le monde associatif, les acteurs de la société civile… Pour appeler à la synergie, au faire ensemble, à l’action collective. Et pour ainsi agir, demain, à plus grande échelle ?

Oui, il y a de quoi faire, pour que les parents en général, ceux en charge de leurs tout-petits 24h/24 en particulier, puissent trouver en la ville et dans la ville des voies d’épanouissement à la relation parent-enfant, et des invitations à projeter sereinement leur famille vers l’avenir.
Nous prônons une politique de bons sens, de pragmatisme, d’imagination et d’enthousiasme :

•    pour refuser l’arrivée des lieux « kids free » et au contraire présider au développement dans l’espace publique d’infrastructures et d’équipements spécifiques aux femmes enceintes, femmes allaitantes, jeunes parents, bébés et jeunes enfants (calme, confort, mobilier, matériel…) ;
•    pour que l’espace public dévolu spécifiquement aux jeunes parents ne se réduise pas aux plaines de jeux pour enfants, mais soit ancré dans la vie, dans la ville, dans des lieux informels, non stigmatisant, davantage pensés avec, par et pour eux, favorisant la rencontre et inclusifs des familles les plus démunies (de grands ‘Babibar’ ? 😉 ;
•    pour voir naître des animations et aménagements temporaires en place publique destinés au plaisir des 0-3 ans et de leurs parents, en complément des initiatives communales existantes (place 2 cœurs, place aux mômes…) ;
•    pour ré-estimer l’importance de la culture dans l’échange et la relation au bébé, et comme vecteur d’accompagnement du parent dans la construction de sa relation à l’enfant ; pour multiplier l’offre culturelle et artistique de qualité accessible au plus grand nombre, et donc à prix très modérés ;
•    pour répondre à ce besoin tant exprimé par les citoyens de nature en ville : plus d’îlots de verdure, de bacs potagers, de fleurs et de couleurs, dont nos tout-petits seront les premiers bénéficiaires ;
•    pour que toute politique œuvrant à la qualité de vie de sa population ne considère pas la parenthèse de la jeune parentalité comme brève et anecdotique, mais comprenne que la manière dont elle sera vécue conditionnera la vie de nos enfants, les adultes de demain.

Puisse ce nouvel élan concrétiser notre souhait d’aller plus loin avec vous, et de travailler à rendre (chaque jour davantage) la ville capable, non seulement d’inclure dans sa DYNAMIQUE les parents et leurs tout-petits, mais de voir et respecter aussi en eux tout le potentiel à-venir.